La chanteuse, au festival Jazz à Vienne (France) en 2007. Herwig Prammer/Reuters
La chanteuse, au festival Jazz à Vienne (France) en 2007. Herwig Prammer/Reuters

Juliette Gréco. Un crachat au racisme

Vendredi 25 Septembre 2020

Paris, le 8 mai 1949. Miles Davis, trompettiste surdoué de 23 ans, donne un concert à la salle Pleyel. Quatre ans après la Libération, le jazz américain captive Saint-Germain-des-Prés. Jean-Paul Sartre, Boris Vian ou encore Françoise Sagan sont dans le public. En coulisses, Juliette Gréco, 22 ans, qui n’a pas les moyens de s’offrir un siège. Après le concert, dans les loges, elle est présentée au célèbre musicien par Michelle Vian, la femme de Boris. Coup de foudre réciproque entre Juliette, envoûtée par le «  profil de dieu égyptien » du trompettiste, et Miles, libre d’aimer une femme blanche qui ne porte aucune attention à sa couleur de peau. Leur liaison fait scandale, mais peu leur importe. Juliette est une antiraciste convaincue. Un jour, alors que le couple se faisait refouler d’un restaurant, Juliette Gréco ira jusqu’à demander délicatement sa main au serveur… pour mieux lui cracher dedans !

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